Des Thiernois à Paris

Publié le par Désirs d'avenir 63

Ou la Maison de la Chimie vue par Chakoura


4h30 du matin, ça y est on démarre !

Nous sommes cinq Thiernois dans la voiture, en route pour la Maison de la Chimie en ce samedi matin de juin 2008. Après un départ précipité (je ne me suis pas réveillée !), il nous faut parcourir 500 kms pour nous rendre à l’invitation de Ségolène Royal.

Pendant le voyage, les questions vont bon train : quelle forme prendra son intervention, pourrons-nous la rencontrer pour lui soumettre directement nos propositions, obtiendrons-nous une photographie pour les journaux locaux…C’est vrai que nous sommes un tout petit groupe, mais nous sommes motivés et déterminés.

Enfin vers 9h30, arrivée à Paris sans encombre : on trouve tout de suite une place pour garer la voiture et dans le parking, on tombe sur des camarades, originaires de l’Essonne, qui se rendent eux-aussi à la réunion et nous indiquent la Maison de la Chimie, toute proche de l’Assemblée Nationale. Nous découvrons avec plaisir que Jean-Claude, prévenant comme toujours, nous attend pour nous guider. Et effectivement, il y a foule et sans guide, pas facile de se frayer un chemin et impossible d’avoir une place assise. Mais, heureusement pour les provinciaux que nous sommes, Jean-Claude a pensé à tout.

Pour moi, c’est une première. Toute nouvelle adhérente à D.A., je n’ai jamais participé à une telle réunion. La ferveur que je sens dans les rangs de cette salle est impressionnante.

Il est vrai que la mise en scène est réussie : musique, lumières de la salle éteintes, seul un projecteur, sur celle que nous attendons tous, balise sa progression dans l’allée devant nous.

Debout, les gens applaudissent à tout rompre et scandent son prénom. Bien entendu, les très nombreux photographes présents, réunis en une meute compacte, la mitraillent sans relâche, pas le moins du monde intéressés par le discours mais bien par l’extraordinaire plastique de Ségolène.

Moi qui ne sais pas ce que c’est que d’être fan de quelqu’un, ça me gêne un peu aux entournures, cette ambiance de spectacle.

Pourtant, je comprends l’espoir formidable que soulève ce petit bout de femme dans une société exsangue, au bout du rouleau, entièrement contrôlée par le clan de l’argent si bien représenté par notre président bling-bling. Il émane d’elle une certaine force et aussi une grande douceur ; et je trouve soudain qu’elle paraît bien frêle pour porter ce fardeau toute seule…

Les trois heures suivantes passent très vite : concentrée sur les interventions successives des soutiens de Ségolène, je reconnais sur la scène beaucoup de personnalités dont j’admire les prises de position et le travail. La contribution est bientôt défendue par celle qui la porte. Elle parle beaucoup des militants socialistes : je ne me sens pas concernée, en tout cas pas encore. Il est vrai que l’état dans lequel où se trouve le parti historique de la gauche ne me donne pas envie d’adhérer aujourd’hui.

Sans doute formatée par les media, je ne m’attendais pas à une telle présence, à une telle aisance de parole de l’ex-candidate aux présidentielles. Et je suis conquise : les idées, les propositions, le ton sont à la hauteur de mes espérances pour la France. Bien sûr, comme je suis une incorrigible insatisfaite, je fais le compte de ce que je ne trouve pas…on ne se refait pas !

Bientôt, la réunion se termine. Jean-Claude et moi nous éclipsons déjà pour éviter la cohue et commencer notre marathon. Nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux : transmettre un texte de loi contre l’identité nationale à toutes les personnalités présentes, obtenir quelques minutes avec Ségolène Royal et une photo de groupe pour la presse locale. Tout un programme ! Mais Jean-Claude est vraiment l’homme de la situation. Il prend les choses en main, me guide, me conseille et grâce à lui, nous parvenons à remplir TOUS nos objectifs.

Il nous faut prendre le chemin du retour : devant nous, Ségolène Royal est escortée vers la sortie par les journalistes de télé, de radio, de presse écrite, et encore et toujours les flashes des appareils photo crépitent sans arrêt. Je me dis que ça doit être infernal à vivre. Mais ça fait partie du jeu…Ce qui fait partie du jeu aussi quand on est provincial à Paris, c’est de se perdre ! Et nous n’avons pas échappé à cette règle non-écrite du code de la route parisien ! Pourtant n’en déplaisent aux Parisiens, les Thiernois ont retrouvé leur chemin vers l’Auvergne, loin, bien loin, de toute cette agitation, dont je garderai longtemps un bon souvenir.

Chakoura TOPAL

NDLR - Chakoura nouvelle adhérente DA à Thiers, non encartée PS, est la Présidente et l'instigatrice du Collectif Citoyen Thiernois dont, à mon avis, on a pas fini de parler.....à suivre

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lecteur 11/09/2008 16:10

Ségolène Royal domine la course aux signatures. Un article intéressant http://blog.lefigaro.fr/parti-socialiste/2008/09/segolene-royal-domine-la-cours.html