30 Avril - Forum "Parti Socialiste"

Forum Désirs d’avenir

Le 30 avril

Salle Leclanché

 

Groupe 4 : Question 10, « Le parti socialiste « doit intégrer toutes les formes de militantisme et d’engagement citoyen ainsi que les réussites de travail des élus locaux

Il doit « décider efficacement avec le sens de la discipline collective »

Quelles « nouvelles règles communes » pouvons-nous inventer pour y parvenir sereinement?

Le groupe composé d’une quinzaine de personnes a commencé à faire un état des lieux de la situation du PS et de son fonctionnement. Déclinaison d’un catalogue plus qu’une confrontation d’idées et de points de vue. Plusieurs observations ou récriminations sont formulées.

-          « Il faudrait créer un nouveau courant »

-          « Les élus et les militants de base ne sont pas traités de la même façon lorsqu’il y a conflit… »

-          Il faudrait s’allier avec le Modem… Arrêter d’opposer les deux discours « le social démocrate/ le discours gauchisant pendant les élections locales… 

-          « la crédibilité du PS est bien mise à mal, surtout chez nous dans le Puy de Dôme …  le PS local passe son temps à exclure… »

-          « Comment remobiliser les sympathisants qui sont venus vers le parti en 2006 ? »

-          « il faut que nous ayons une motion au congrès… »

-          « les jeunes et d’autres militants sont bons pour coller des affiches… manque de respect et de considération… »

-          « le PS, un parti d’élus et de militants à leurs bottes »..

-          Etc.

Puis après reformulation de la question de départ : « Quelles nouvelles règles inventer ? », plusieurs pistes ont été avancées pour « changer le PS. Elles sont résumées en 5 points :

-          1 - Construire un programme mobilisateur, dont les propositions soient compréhensibles par les citoyens. Auparavant il faudra avoir le courage de faire un diagnostic partagé sur ce qui ne fonctionne pas pour faire de nouvelles propositions.

 

-          2 -  Mettre en place une véritable formation des militants : En fait c’est parfois « la débrouille » les nouveaux ne sont pas toujours bien accueillis, on ne les forme plus sur l’histoire du parti, sur son fonctionnement, sur ses objectifs… Les militants « 20 euros » n’ont pas toujours eu la place qu’on aurait pu leur reconnaitre, voire ont été marginalisés…

 

 

-          3 – Les « sections » apparaissent comme obsolètes : Ce découpage territorial n’apparait plus adapté. Ne mériterait-il pas une analyse en profondeur visant à ce qu’il devienne plus efficace ? Certains ont déploré le manque de débats d’idées, l’accaparement de la conduite de la section par un élu pour inféoder les militants « à sa cause ». Nécessité de repenser le rôle et le fonctionnement des sections.

 

-          4 – Le cumul des mandats  est un thème qui fait encore débat chez les militants. Il apparait comme éludé par le « monde des élus » comme n’étant pas prioritaire alors qu’il apparait plutôt un problème majeur (et typiquement français) chez les militants. Cette situation « gangrène notre système politique, le verrouille » Il contribue à éloigner les citoyens de la « chose publique » Il faut, semble-t-il,  changer les règles, établies pour consolider la position des élus au détriment des citoyens.

 

 

-          5 – Le PS est un parti « démocratique ». Si ce concept a été évoqué, il n’y a pas eu de réflexion sur « la démocratie représentative/participative/citoyenne ». C’était plus pour rappeler que les règles « démocratiques » doivent être respectées, notamment le vote des militants. (cf : les problèmes locaux au conseil général). Le fonctionnement de la Fédération a été vivement remis en question.

En conclusion : « Désirs d’Avenir »  son devenir ?

-           Pour certains ce type d’organisation est dépassé. Il faut « réinventer autre chose ».

-          Pour d’autres ce doit être un laboratoire d’idées, un endroit où on discute, confronte, controverse et où on peut établir des convergences.

-          Ce pourrait être pour d’autres un « sas » d’intégration vers le parti socialiste.

-          Ce pourrait être aussi la création d’un « courant » pour le congrès de novembre.

Le débat est donc ouvert. Il doit avoir lieu. Deux rendez-vous sont d’ores et déjà fixés : les 24 et 31 mai.

Le rapporteur : Rémy Humeau.