30 Avril - Forum "Economie et Entreprise"

RÉUNION DÉSIRS D'AVENIR  du  30/04/08

 

COMPTE-RENDU DE L'ATELIER "ECONOMIE ET ENTREPRISES"

 

Une rapide introduction a souligné l'étendue du sujet, des problèmes et la nécessité de reconstruire.

Une méthode a été proposée et acceptée par le groupe de réflexion et de propositions ; trois axes ont été définis :

-le modèle social,

-le tissu économique et la compétitivité des entreprises,

-l'organisation du travail, la participation dans l'entreprise, le partage capital-travail

 

Le modèle social

Nous ne nous sommes pas attardés sur le constat, partagé par tous : crise de l'état providence, crise des financements (sécurité sociale, retraites, ...), financiarisation des entreprises (rachats, reventes).

Le point de départ a été le problème des retraites.

 

La prise en compte de la pénibilité du travail : cela fait l'objet de discussion entre les partenaires sociaux depuis trois ans sans que l'on parvienne à un accord. Un travail peut être pénible pour des raisons fort différentes, comme la charge physique, les horaires, les conditions de l'environnement ; l'évolution de la société, du management contribue à rendre pénibles des postes de travail ou des métiers qui ne paraissaient pas concernés (cadre, enseignant).

Propositions : demander à des organismes indépendants comme l'INSEE de définir un indice de mesure.

 

Le travail des seniors n'est pas pris en compte par les entreprises : retraites anticipées, difficulté pour les seniors de retrouver un emploi. De plus, si l'âge de la retraite est repoussé à 62 ans, l'indemnisation s'en trouverait affaiblie.

Propositions :

–la reconversion interne comme, par exemple, le passage d'un emploi de vendeur à un emploi technique de bureau.

–la formation tout au long de la vie qui permettrait d'envisager de changer de métier ou de poste. Mais il s'agit alors d'envisager des formations longues (elles sont rares) qui seules peuvent permettre une reconversion. L'exemple est donné d'un ambulancier qui doit démissionner pour entreprendre une reconversion.

–une meilleure organisation du travail ; sortir de l'individualisme et revenir au collectif : règles, accords, droits et devoirs.

–un traitement des retraites différent selon qu'on envisage les jeunes qui entrent dans le monde du travail et les gens de 40 ans actuellement engagés sur des contrats datant de leur entrée dans le travail.

 

La formation continue

Cesser de parler de "congés" de formation qui donnent une idée fausse de ce que doit être cette formation : l'amélioration de l'outil de travail.

L'inégalité dans l'accès à la formation, inégalité entre grandes structures, grandes entreprises et petites structures, PME.

Renforcer la validation des acquis d'expérience.

L'argent consacré à la formation est souvent mal employé et mal utilisé. Il s'agit de veiller à la qualité de la formation professionnelle et de simplifier les structures administratives, en particulier, l'empilement département, région, état.

Proposition :

Ne plus faire d'exonérations, ne plus donner des subventions aux entreprises mais faire des avances –des créances– que l'entreprise doit rembourser. Il s'agit d'argent public qu'il n'y a pas de raison de donner à fonds perdu.

 

Les comportements actuels

On remarque un désengagement des jeunes par rapport au travail. Il ne s'agit pas de stigmatiser une génération. Il faut analyser les conditions de travail qui sont faites et en particulier la pression faite pour la productivité et la faiblesse des salaires comme facteurs démotivants.

Il faut revenir sur la part des droits et surtout des devoirs dans la société d'aujourd'hui. Il serait intéressant et utile d'apprendre à l'école des connaissances sur la responsabilité, le contrat, la gestion des PME, ...

 

Le problème des entreprises du bâtiment et de la restauration

Plusieurs remarques ont été faites mais le problème n'a pas été approfondi.

Comment faire rejoindre la demande et l'offre ?

Il est à noter que l'entrée d'étrangers pour travailler a toujours eu pour cause ?, effet ? le blocage des salaires. On voit aujourd'hui que le personnel clandestin "accepte" des conditions de travail dégradées en termes de pénibilité du travail, salaires et sécurité.

 

Le Parti Socialiste doit clarifier les relations Etat/entreprises, préciser le degré et les modalités d'intervention, cesser les "mesurettes" pour mettre les choses à plat. L'entreprise doit trouver sa force en elle-même ; l'accompagnement, en particulier des PME, doit conduire à cette autonomie.

 

Ont été évoqués :

–la réforme des structures des entreprises de réseaux, électricité, transports, eau, ...;

–la création d'un pôle énergétique (Total, Areva) à reprendre en main,

–l'économie sociale et solidaire

–la création de Maisons multifonctions pour aider les jeunes à créer.